Depuis maintenant deux semaines environ,  je suis utilisateur du Fujifilm X-Pro 1.

Pourquoi ce choix?

Comme vous pouvez le lire dans un autre article de mon blog intitulé « mon matériel photo », j’utilise depuis un an son petit frère, le Fuji X100. Celui-ci m’a procuré beaucoup de plaisir, pour différentes raisons, et  dont les principales sont sa qualité d’image, sa compacité et bien sûr son fabuleux viseur, unique en son genre dans sa catégorie. Il y a bien d’autres raisons qui ont motivé ma décision et j’aurai l’occasion d’y revenir plus loin. D’ailleurs, avec le recul, je pense que j’aurais investi dans le X-Pro 1 depuis de nombreux mois si celui-ci était sorti avant le X100. Mais c’est l’inverse qui s’est produit à l’époque…

Depuis la sortie de cet appareil, j’ai lu énormément de sujets sur le Net le concernant. En effet, le X-Pro 1 a fait couler beaucoup d’encre, ce qui d’ailleurs fut aussi le cas pour le X100 avant lui. Si la qualité d’image fait l’unanimité, c’est moins le cas pour son autofocus, que l’on dit généralement lent et ayant du mal à accrocher en basse lumière. J’aurai là aussi l’occasion de revenir plus loin sur ce point. L’argument du prix est aussi un véritable sujet de réflexion, si l’on considère que dans cette gamme de prix, on peut acquérir un reflex « expert » avec des performances qui seront sûrement plus élevées ou en tout cas différentes. Depuis peu, avec la sortie du Nikon D600 (je prends cette marque en référence pour la seule raison qu’il s’agit de celle que j’utilise en reflex, et que je la connais donc un peu mieux que les autres) avec son capteur plein format, nous sommes là aussi dans une gamme de prix équivalente (si l’on considère bien évidemment le prix du X-Pro 1 + 1 optique – mais l’achat de l’optique étant une évidence pour pouvoir utiliser l’appareil, la comparaison se tient me semble t’il).

Avant de continuer cet article, je souhaite préciser que je n’entrerai pas ici dans des considérations purement techniques. Il y a pour cela suffisamment de sites spécialisés. Et je ne suis pas moi-même un « féru de technique » mais un simple utilisateur, avec une passion de longue date pour la photographie, et il s’agira donc ici de partager avant tout mon expérience avec cet appareil. Par ailleurs, je ferai ça et là quelques comparaisons entre le X-Pro 1 et le X100.

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, je voudrais commencer par le design de l’appareil. Soyons clairs dès le départ : on aime ou pas! Le X-Pro 1 n’est pas un appareil reflex (pardon de préciser cette évidence) et il est « atypique ». On parle ici d’un matériel de type compact hybride, de look « rétro », affirmations que j’aurais tendance à modérer si on le compare au X100. En effet, ce dernier fait beaucoup plus « rétro » à mon sens avec son revêtement argenté que le X-Pro 1, qui lui paraît beaucoup plus sobre (et pour ma part plus moderne) avec sa couleur entièrement noire. Sa face avant peut paraître quelque peu austère, sans aucunes fioritures, mais avec une ligne que je trouve pour ma part très épurée. La partie supérieure est dans le même esprit, avec juste l’essentiel (2 molettes, 1 touche fonction, le déclencheur – et bien sûr la griffe flash) mais avec une impression de très belle qualité (alliage de magnésium, logo et inscriptions en incrustation, de couleur blanche). Petite remarque concernant les molettes : celle des vitesses a, par rapport au X100, un cran de blocage. Personnellement, je la trouve relativement « dure » à tourner et elle ne se déréglera donc pas facilement de toutes manières.  La molette de correction d’exposition avait aussi fait débat sur le X100, jugée trop peu ferme et pouvant se dérégler en sortant l’appareil de sa sacoche par exemple (personnellement, je n’ai jamais eu à déplorer ce genre de surprise – par ailleurs, dans la mesure où tout est visible, il est facile et rapide de vérifier ses réglages avant de mettre l’appareil en marche). Cette molette a été revue sur le X-Pro 1 et elle est par ailleurs plus ferme. La partie arrière est tout à fait conforme à ce que l’on trouve sur n’importe quel appareil avec un écran et des boutons. Tout y est et je ne m’étendrai donc pas sur cet aspect, si ce n’est 2 petites précisions. Par rapport au X100, on trouve sur le X-Pro 1 une touche Q (quick menu), qui permet d’accéder en un clic aux réglages essentiels de l’appareil (iso, balance des blancs, format, etc…). Ce contrôle est un véritable confort, évitant de perdre son temps dans les menus. Par ailleurs, certains ont évoqué l’aspect « plastique » des touches, surtout celles situées autour du bouton « menu-ok ». Si celles-ci sont en effet en plastique, je n’ai jamais compris pourquoi elles pouvaient faire débat puisqu’elles me paraissent être dans la moyenne de ce qui se fait sur bon nombre de boitiers… Bonne nouvelle enfin, la touche OK, qui est de petite taille sur le X100 et ne dépasse que trop peu du boitier, est maintenant de taille tout à fait normale et donc beaucoup plus confortable à utiliser. Pour finir, la partie inférieure du boitier accueille la trappe pour l’emplacement de la carte mémoire et la batterie. Si j’avais un petit reproche à faire ici, il concernerait l’emplacement de la carte mémoire, trop proche du bord de la paroi du boitier, ne permettant pas un retrait aisé de celle-ci, en tout cas avec des doigts de « bonne taille », ce qui est mon cas.

Pour résumer ce paragraphe, une construction de très belle facture, un boitier qui va à l’essentiel, un matériel de taille relativement compacte et léger, sont sans conteste des éléments qui ont motivé mon choix. Je ne pourrais conclure ce chapitre sans dire quelques mots concernant ce que certains pensent en voyant ce boitier….. « il ressemble à un Leica »…. J’ai franchement hésité à inclure cette phrase ici, tant elle me paraît complètement inappropriée. Mais l’ayant trop entendu ou lu, je n’ai pas souhaité l’occulter non plus. Soyons un peu raisonnable ; dans tous les domaines, on compare ce qui est comparable, ce qui n’est certainement pas le cas ici, et ce à de nombreux niveaux : construction, taille du capteur, télémétrie, qualité légendaire des optiques, et enfin le prix, qui va avec ce que je viens d’énumérer. Venant  moi même du monde Leica M, il ne me viendrait jamais à l’idée de faire une telle comparaison. Ce point étant clos,  je souhaiterais maintenant aborder le coeur du sujet, à savoir la mécanique du X-Pro 1. Car si un matériel peut me plaire pour son aspect, il faut aussi (et surtout) que son fonctionnement ainsi que la qualité d’image soient au rendez-vous.

Le capteur. Peu d’appareils dans cette catégorie proposent un capteur de type APS-C. Ce critère a été essentiel pour moi. En effet, si j’aurais bien évidemment rêvé d’un capteur plein format pour ce boitier, je ne l’aurais jamais acheté si le capteur avait été plus petit. Il existe aujourd’hui de nombreux formats de capteurs, et je n’entamerai pas ici une discussion sur ce sujet (qui est vaste). S’il est indéniable que la technologie moderne permet de nos jours d’obtenir des résultats remarquables avec bon nombre de matériels, et ce, quelle que soit la taille du capteur, il est aussi évident que la différence est marquante lorsqu’on agrandit ses fichiers. Les lois de la physiques sont immuables. Mais à chacun ses besoins, ceux-ci étant très différents chez les uns et les autres…Le capteur du X-Pro 1 (16,3 mégapixels)  est par ailleurs un modèle d’un nouveau genre, puisqu’il n’a pas de filtre passe bas et que la disposition des pixels sur la matrice est différente de celle des matrices standards . Cela permet théoriquement d’améliorer la qualité (netteté) des images. Je manque de recul sur ce point pour vous livrer mes impressions définitives, dans la mesure où je n’utilise ce boitier que depuis peu de temps. Toutefois, j’ai pu quand même apprécier une superbe qualité pour les photos que j’ai réalisé depuis deux semaines. Ayant lu un peu partout que la qualité des fichiers JPEG était exemplaire, j’ai réalisé des essais et il m’a fallu peu de temps pour en faire une évidence, bien que le format RAW gardera ma préférence.

L’autofocus est le point qui certainement fait le plus débat concernant cet appareil. Lorsque j’ai acheté celui-ci, il était sous firmware 1. Deux jours plus tard, j’ai installé le firmware 2.00. J’ai donc réalisé des essais avec la première version du firmware pendant 2 jours seulement. J’ai effectué des tests dans de nombreuses conditions d’éclairage et il faut bien admettre que l’autofocus n’est pas ce qui se fait de plus rapide de nos jours. Par contre, rien de rédhibitoire à mes yeux. En effet, j’ai acheté ce matériel en toute connaissance de cause, et j’avais déjà l’expérience de mon X100 sur ce point. Après ces premiers essais, je suis donc passé sur le firmware 2.00, annoncé comme une mise à jour majeure. De nombreux points ont été améliorés, dont l’autofocus. Je peux dire aujourd’hui en toute honnêteté que ce point n’est absolument plus un sujet de discussion pour moi et il répondra indéniablement à la très grande majorité des besoins. Dernier point concernant l’autofocus, lorsque le point est fait, celui-ci est très précis.

Le viseur avait été un des arguments forts lorsque j’avais acheté le X100. En effet, il est rare de trouver de véritables viseurs dans cette catégorie de matériels et concernant celui du X-pro 1, celui-ci possède un viseur optique (OVF) ainsi qu’un viseur électronique (EVF). Si le cadre du viseur optique n’affiche qu’environ 80% de l’image, mais avec une vision élargie, puisque l’on voit voit ce qu’il se passe en dehors du cadre (il faudra par ailleurs tenir compte de la parallaxe), le viseur électronique affiche 100% de l’image. Toutes les informations nécessaires sont affichées, et ce, quel que soit le type de viseur et peuvent être personnalisées. J’utilise personnellement le viseur optique la plupart du temps, mais je me suis surpris à apprécier de plus en plus le viseur électronique ces derniers jours… Petit regret toutefois concernant le viseur, celui-ci ne possède pas de correction dioptrique intégrée, obligeant l’achat de correcteurs à visser. Encore un point qui avait été sujet de polémiques mais cet accessoire n’est pas onéreux (moins de vingt euros) et il ne sera pas à changer tous les jours… Je n’ai jamais trouvé d’explications concernant la disparition de ce correcteur, qui était intégré sur le X100. Quoi qu’il en soit, la visée avec cet appareil est pour moi une pure merveille et je le répète, sans équivalent dans sa catégorie.

La montée en hautes sensibilités est un domaine dans lequel bon nombre d’appareils modernes excellent, et le X-Pro 1 ne fait pas exception. Je me pose d’ailleurs de manière tout à fait personnelle la question de savoir si la norme standard ISO, qui est la référence depuis de nombreuses années est encore pertinente, tant les matériels  ont évolué depuis l’avènement du numérique, et surtout ces dernières années. En effet, je me souviens fort bien de l’époque de la pellicule, où il n’y avait que peu de valeurs de sensibilités disponibles : 50 ou 100 iso pour les photos dans de bonnes conditions de luminosité, 200 ou 400 iso pour les photos en conditions de « mauvaise » luminosité, et 1600 iso pour les photos « extrêmes »… De nos jours, dans les gammes de matériels dites « experts », il est rare de voir apparaître du bruit jusqu’à 800 iso, voire plus pour les matériels haut de gamme. Et lorsque l’on monte vers des valeurs plus élevées telles que 1600 ou 3200 iso, le bruit est encore tout à fait acceptable, il est très « propre », et n’a certainement rien à voir avec ce qu’il était sur un tirage à partir d’une pellicule… Ces progrès permettent de faire aujourd’hui des images qu’il étaient beaucoup plus difficiles de réaliser auparavant (voire impossible). Je possède un Nikon D300, qui lors de sa sortie, avait placé la barre très haut (encore plus haut pour son équivalent pro de l’époque, le D3) dans ce domaine. Je dois reconnaître que mon X-Pro 1 fait mieux (certes, plusieurs années se sont écoulées depuis la sortie du D300). D’ailleurs, je n’hésite plus aujourd’hui à avoir un réglage « de base » de 800 iso avec ce dernier, m’offrant ainsi un peu plus de vitesse disponible. J’ai réalisé il y a quelques jours des portraits à 3200 iso dans de très mauvaises conditions d’éclairage, le soir, avec des résultats très convaincants! Pour conclure ce chapitre, je pense que le X-Pro 1 est dans la moyenne de ce qui se fait actuellement. Si on le compare au X100, je pense que le X-pro 1 fait mieux dans les valeurs iso élevées (à partir de 1600 iso environ), ce que j’ai pu constater en comparant des fichiers dans mes archives.

Les optiques : j’ai opté pour le Fujinon 35 mm 1.4 (équivalent environ à 52mm en 24×36) dans un premier temps. En effet, cette optique est une focale de type standard et répond donc parfaitement à mon type d’utilisation. De belle construction, à l’image du X-pro 1, très lumineuse, celle-ci est déjà largement exploitable à pleine ouverture, même si comme pour tous les optiques de ce genre, les choses s’améliorent largement en fermant un peu le diaphragme. Petit détail qui n’est pas essentiel mais qui me plait personnellement, le pare soleil est en métal… Par contre, le cache en caoutchouc pour celui-ci ne tient pas. Aussi, le bouchon de l’objectif est quasi impossible à mettre en place lorsque le pare soleil est monté. Mais là encore, ce ne sont que des détails… La gamme actuelle d’optiques dédiées au X-pro 1 comprend aussi un 18 mm ainsi qu’un 60 mm macro, mais la feuille de route de Fuji prévoit de nouvelles optiques dans un proche avenir. Des bagues d’adaptation permettent toutefois de monter des optiques d’autres marques. Bonne nouvelle enfin, Zeiss va sortir courant 2013 trois optiques pour le X-pro .

Les accessoires : j’ai opté pour le grip et ce, pour des raisons qui, bizarrement, ne sont liées à une amélioration de prise en main pour ma part. Tout d’abord, j’ai été étonné de constater que le prix de ce grip est tout à fait raisonnable (moins de 70 euros), considérant que sa qualité de fabrication est à l’image de l’appareil. D’un naturel soigneux avec mon matériel, j’ai pensé que le dessous du X-pro pourrait rapidement se rayer (alliage et peinture). Le grip le protège donc, avec un revêtement de caoutchouc rigide sur le dessous. Autre détail, le pas de vis pour le trépied est décentré sur l’appareil alors que celui du grip est centré. Concernant la prise en main, ce grip apporte indéniablement un confort en tenue verticale. Seul point « négatif », il faut le démonter à chaque fois que l’on veut changer de batterie ou de carte mémoire.

Le X-Pro 1 à l’utilisation :

De nombreux amateurs photo (c’est aussi le cas des professionnels mais ceux-ci sont dans une autre démarche) font le choix d’avoir un « second » boitier, qui fait office d’appareil de tous les jours, que l’on peut emporter facilement et partout. Ce matériel se doit en général d’être de bonne qualité et avoir un encombrement et un poids moindres par rapport à son équipement reflex. Je n’ai pas échappé à cette « règle » et j’ai depuis très longtemps un second boitier qui m’accompagne pratiquement en permanence. Comme je le disais au début de cet article, il existe aujourd’hui de nombreux « compacts », « hybrides », et le X-pro 1 est certainement le moins compact de tous. Là encore, comparé au X100, le X-pro 1 est plus volumineux, mais (selon l’optique) n’est guère plus lourd. Mais son poids en ordre de marche reste environ deux fois moins élevé que mon reflex avec son grip et un zoom. L’ergonomie du X-pro 1 est parfaite en ce qui me concerne. Je parlais aussi plus haut d’un appareil qui va à l’essentiel. Pas de menus superflus, des molettes bien visibles avec les indications nécessaires lisibles et finalement les seules qui soient véritablement utiles (et essentielles) en photographie : vitesse, diaphragme et correction d’exposition. La touche fonction, que j’ai paramétré pour sélectionner les iso (c’est son réglage de base et il peut être personnalisé), tombe facilement sous la main et il est facile de changer les valeurs sans quitter le viseur. Avec le temps, ce que j’appelle mon second boitier, est devenu mon premier boitier. Dans la mesure où tout ce que je demande à un appareil photo est présent ici, je ne ressens plus la nécessité de « trimbaler » des kilos de matériel lors de mes sorties photos. L’utilisation de mon reflex se cantonne maintenant à une activité portraits avec mon matériel studio. A ce sujet, petit détail concernant le X-pro 1, celui-ci a une prise studio. Je n’ai toutefois pas encore eu l’occasion de l’utiliser dans ce domaine.

Autre point intéressant à l’utilisation, le X-pro 1 émule plusieurs films bien connus depuis longtemps chez Fuji. On ne peut d’ailleurs nier que Fujifilm soit un grand spécialiste dans ce domaine. Je me souviens par exemple avoir été un grand utilisateur de la Velvia (car je suis amateur de couleurs bien fortes et saturées depuis toujours) et c’est un plaisir de retrouver celui-ci (entre autres) dans cet appareil.

Les différents mode de prise de vues, tels que le mode rafale, les différents braketing (exposition, plage dynanique, émulation de films, et…) sont très accessibles et ajoute au confort d’utilisation. Il y a bien évidemment, comme sur tous les appareils modernes d’autres fonctions, mais je ne le aborderai pas ici car je ne souhaite que présenter l’essentiel ici. C’est ainsi que je ne parlerai pas non plus du mode vidéo, que je n’utilise jamais.

Je voudrais dire un mot concernant la batterie, qui, à mon goût, ne tient pas « assez longtemps ». On parle d’une moyenne de 300 photos, qui peut être augmentée en désactivant le mode de démarrage rapide et passer en mode d’économie d’énergie. Comme pour tout appareil, le fait de ne pas trop solliciter l’écran peut encore apporter une légère amélioration. Enfin, comme pour le X100 d’ailleurs, la jauge du X-pro 1 n’est pas un monstre de précision (cela vaut d’ailleurs pour bon nombre de matériels). Lorsque celle-ci arrive à la moitié, sachez qu’il ne vous restera que très peu d’énergie. Afin de pallier ce « faux problème » j’ai tout simplement opté pour l’achat d’une batterie supplémentaire, et je pense que nous sommes très nombreux dans cette démarche avec nos matériels.

J’évoquais quelques lignes plus haut le mode démarrage rapide, qui m’amène à une petite réflexion personnelle et générale car elle m’amuse (sans esprit de polémique, je tiens à le préciser). En effet, si ce mode est activé, l’appareil se mettra en marche en environ un demi seconde, et en un peu plus d’une seconde s’il est désactivé (je vous laisse le soin de vérifier les valeurs exactes dans des tests précis). J’ai toujours été fasciné par le besoin de nombre de personnes de batailler sur ce genre de performances. En effet, de nos jours, on veut que tout réagisse à la vitesse de l’éclair en photographie (sans jeu de mots). Et si l’on est un peu en dessous, cela devient catastrophique… Je serais toutefois curieux de savoir combien de photos « essentielles » avons nous raté car nos matériels se sont mis en route quelques dixièmes de secondes en dessous des normes? Si la question peut se poser par exemple pour un paparazzo, pour qui tout peut se jouer en quelques fractions de seconde, je pense aussi que la question ne se pose pas dans la très grande majorité des cas. Personnellement, je fais surtout de la photographie d’architecture, et ne risque pas qu’un immeuble se sauve ou se déplace…

Enfin, pour cet appareil comme pour les autres matériels dans cette catégorie, le X-Pro 1 est très discret à l’utilisation. Je n’évoque pas tant ici son bruit de déclenchement, qui est dans la moyenne, mais plutôt son aspect, qui « n’effraie pas » les gens que vous seriez susceptibles de vouloir photographier en photo de rue par exemple. Mais, de manière paradoxale, celui-ci peut aussi parfois attirer les regards dans la mesure où il est atypique comme j’ai pu le préciser plus haut…

 Ici se termine ma première impression concernant le Fujifilm X-Pro 1, un appareil qui certes ne sera pas fait pour tout le monde en raison de ses spécificités ou encore de son look selon les goûts de chacun ou encore selon ce que l’on attend d’un appareil photo selon son utilisation. Il ne conviendra pas non plus aux personnes qui recherchent des automatismes car il en est dépourvu (en dehors du mode programme, que l’on trouve sur tous les appareils dans cette catégorie). En tout cas, cet appareil est mon choix, mon coup de coeur, et je ne le regrette en rien car rarement appareil photo ne m’a fait craqué à ce point… Bravo et merci Fuji pour avoir réalisé un si bel appareil photo!

Mise à jour du 25 mai 2013 :
J’ai écrit un nouvel article concernant le Fujifilm X-Pro1, dans lequel je donne mon opinion après 6 mois d’utilisation (ici)