Tout l’intérêt de Photoshop résidant dans le fait que ce logiciel puissant permet d’effectuer n’importe quel type de traitement d’image, il est surtout utilisé pour réaliser des opérations qui peuvent s’avérer parfois complexes et multiples, et qui généralement dépassent la simple correction d’une image (courbe, contraste, etc.). Comme conséquence, les fichiers de travail sont souvent composés de nombreux calques et réglages. Cela implique donc de bonnes pratiques, afin de pouvoir travailler de manière efficace.

Dans ce tutoriel vidéo, j’aborde un aspect qui à mon sens est essentiel dans l’utilisation de Photoshop, et qui consiste à travailler de manière non destructive sur un calque. Afin d’illustrer mon propos, je présente ici deux notions, les masques de fusion et les objets dynamiques. Ces deux méthodes permettent en effet de travailler de manière non destructive, en ce sens que leur application sur un calque permet, d’une part, de pouvoir revenir à tout moment sur l’action qui a été effectuée sur ce dernier, et d’autre part de ne pas appliquer cette action de manière définitive, ce qui aurait pour conséquence de ne pas pouvoir revenir en arrière une fois le fichier fermé. Bien évidemment, s’il est toujours possible, bien que pas toujours pratique et/ou pertinent, de revenir sur une action en utilisant l’historique dans Photoshop, le fait d’appliquer un masque de fusion ou un filtre dynamique sur un calque offrira un confort de travail sans pareil.

Petite précision ici concernant les objets dynamiques et qui n’est pas abordée dans la vidéo, ceux-ci peuvent engendrer des temps de calcul « élevés », selon la profondeur de couleurs sur laquelle on travaille (8 ou 16 bits) et le filtre que l’on y applique. Je pense particulièrement ici au filtre flou de surface. En effet, appliqué sur une image 16 bits, celui-ci peut demander plusieurs minutes de calcul avant d’être appliqué. Par ailleurs, la multiplication de calques dynamiques dans un fichier augmentera rapidement le poids du fichier. Il conviendra donc de travailler en tenant compte de la puissance de son ordinateur.

Dernière petite précision, privilégiez le format d’enregistrement natif de Photoshop (PSD), qui conservera toutes les caractéristiques et calques de votre fichier de travail. Si le format TIFF permet lui aussi de conserver les calques, il augmentera fortement le poids du fichier. Personnellement, lorsque je travaille mes images, j’enregistre toujours mon fichier au format PSD. Une fois le travail sur mon image terminé, je l’aplatis, et réalise un enregistrement au format TIFF, en prenant soin d’utiliser la commande « enregistrer sous », et en modifiant légèrement le nom du fichier (j’ajoute le mot « tiff »). Ainsi, j’ai toujours pour toutes mes images un fichier de travail au format PSD, et un fichier « définitif » au format TIFF.

Je terminerai ici mon propos en ajoutant que les outils que j’évoque dans ce sujet ne représentent bien évidemment pas une nécessité absolue lorsque l’on travaille son image. En effet, il sera toujours possible de ne les utiliser. Toutefois, cela serait se passer d’outils qui représentent l’essence même de Photoshop, et qui permettent de travailler de manière efficace.

Vous pouvez trouver mes tutoriels sur ma chaîne YouTube David Duchens photographie. N’hésitez pas à vous abonner.

Bon visionnage!