En trois années d’utilisation de la gamme X de Fujifilm, j’ai entraîné dans cette aventure plusieurs de mes amis. Faisant partie d’un petit groupe composé de photographes amateurs passionnés, chacun possède (ou possédait) déjà un équipement reflex souvent conséquent. Sans entrer dans le détail des motivations de chacun, mon enthousiasme communicatif pour ces matériels n’a probablement pas été étranger quant à la décision de nombre d’entre-eux de s’équiper aussi dans cette gamme. Je ne pense d’ailleurs pas qu’ils le regrettent, puisque lors de nos sorties photo, les Fuji sont aujourd’hui très largement majoritaires. Jusqu’à présent, j’étais le seul de la bande à avoir définitivement abandonné mon équipement reflex. Mais depuis quelques jours, Muriel, une amie du groupe, a fait elle aussi « le grand saut ». Si j’ai décidé d’y consacrer quelques lignes aujourd’hui, c’est parce que cette histoire me permet d’évoquer un cheminement autre que le mien. Par ailleurs, son switch étant certainement plus « spectaculaire » que celui que j’ai effectué moi-même, il nous a amené à quelques discussions et réflexions sur le sujet, que je développerai plus loin.

Muriel est une photographe amateur chevronnée, pratiquant des domaines variés de la photographie tels que le paysage, l’architecture ou encore les scènes de rue. Elle a par ailleurs effectué ces dernières années plusieurs voyages photo par le biais d’agences spécialisées, notamment au Vietnam, au Cambodge et en Birmanie. Vous pourrez voir tout au long de cet article quelques-unes de ses photographies, prises avec son équipement reflex. Fin 2012, elle décide de se ré équiper en matériel Canon, en optant pour la gamme professionnelle de la marque, avec, sans en faire la liste détaillée ici, l’acquisition d’un boitier 5D Mark III ainsi que plusieurs optiques de la série L. La série X de Fujifilm n’est pas inconnue de Muriel, puisqu’elle avait acheté le X100 lors de sa sortie. N’ayant toutefois pas été convaincue à l’époque, principalement en raison de la lenteur relative de l’autofocus, elle a fini par se séparer de cet appareil. Il y a un an environ, cherchant à nouveau un boitier d’appoint, elle décide de donner une seconde chance à la série X, en achetant le Fujifilm X-T1, accompagné du zoom Fujinon XF18-55mm et du superbe XF23mm. Depuis cet achat, j’ai rarement vu Muriel utiliser son matériel Canon lors de nos sorties…

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Au retour d’un récent voyage en Toscane, Muriel me téléphone, et commence sa conversation avec ces mots « David, il faut qu’on parle! ». A ce moment précis, je comprends exactement la teneur de la conversation, confirmée par la suite de la discussion, à savoir sa décision de switcher complètement vers Fujifilm. Etant de nature « il faut que ça aille vite lorsque j’ai pris une décision », il ne lui aura fallu que quelques jours pour revendre tout son matériel reflex, et investir aussitôt dans de nouvelles optiques Fujinon, dont le tout nouveau XF16mm. Un X-T1 graphite silver rejoindra sa sacoche prochainement.

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Voilà donc pour la petite histoire.

Je vais maintenant évoquer certaines réflexions et discussions que j’ai eu souvent l’occasion de lire ou d’entendre ça et là, à l’occasion de tels changements. J’évoquais en début d’article l’aspect spectaculaire de ce changement par rapport au mien et vais expliquer pourquoi maintenant. Si le terme spectaculaire paraît d’ailleurs quelque peu exagéré, je l’ai volontairement utilisé pour la raison suivante ; à l’époque où j’ai abandonné le système reflex, mon équipement se composait (en dehors de mes Fujifilm) principalement d’un Nikon D300 et de quelques optiques qui n’étaient pas parmi les références « professionnelles » de la marque, mais qui répondaient parfaitement à mes besoins. Dans le cas de Muriel, c’est un système professionnel très complet qu’elle abandonne, avec un boitier haut de gamme doté d’un capteur 24X36, et des optiques qui elles aussi représentent ce qui se fait de mieux dans cette catégorie.

De nos jours, la question de taille du capteur revient très souvent dans les discussions. Dynamique, montée en ISO, capacité à obtenir des faibles profondeurs de champ (bokeh), nombre de pixels, etc… sont devenus des sujets récurrents. Si je fais partie d’une génération qui n’a pas connu tous ces raffinements, puisque nombre d’entre eux n’existaient pas ou peu il y a encore quelques années, je ne voudrais pas faire penser ici que je suis réfractaire au progrès, bien au contraire. En effet, je suis toujours preneur de ce qui peut faciliter ma pratique de la photographie. Toutefois, pour celles ou ceux qui ont déjà eu l’occasion de lire mes sujets relatifs aux aspects techniques de mes matériels, ils auront certainement noté que je ne les aborde qu’à minima, puisqu’ils ne m’intéressent tout simplement pas. Mais encore une fois, comme je l’ai aussi écrit à plusieurs reprises dans mes articles, les besoins et les attentes de chaque photographe étant parfois très différents, il suffit de bien les définir au moment du choix, qui ne manque pas.

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Au même titre que la question de la taille du capteur, celle de la vélocité de l’autofocus fait partie des sujets que l’on retrouve régulièrement dans les discussions. J’en suis un habitué depuis l’apparition de la gamme X de Fujifilm, dont on a beaucoup parlé, et qui a fait d’énormes progrès sur ce point. Fujifilm nous promet d’ailleurs une nouvelle mise à jour importante concernant l’autofocus avant la fin de ce mois. Je n’irai pas plus loin ici dans ces débats, que j’ai simplement évoqués afin de mettre l’accent sur un autre point, qui personnellement me paraît plus important, voire essentiel, à savoir le plaisir photographique. En effet, en ce qui me concerne, les matériels que j’ai pu utiliser ou que j’utilise encore ont souvent été des achats coup de cœur. Et sur ce point, Fujifilm m’apporte un plaisir qui ne se dément pas depuis le premier jour où j’ai commencé à m’équiper dans cette gamme. Je suis certes dithyrambique à chaque fois que j’en parle depuis plusieurs années, mais je note aujourd’hui que de plus en plus de photographes se tournent vers ce type d’appareils. Et je ne parle pas seulement de photographes amateurs, mais aussi de professionnels, dont les exigences sont souvent supérieures, ce qui paraît tout à fait logique lorsque le matériel devient l’outil de travail. Je pense tout particulièrement ici aux photographes de mariages, dont j’admire la discipline, tant elle est certainement difficile, et ne laissant pas de place à l’erreur. En effet, les photos du jour J doivent être réalisées à l’instant T, et ce, dans différentes situations, en intérieur, en extérieur, sur des sujets qui posent ou qui sont en mouvement. Les retours que je peux lire régulièrement semblent souvent indiquer que le matériel fait très correctement son travail.

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Pour conclure en revenant sur le switch de ma camarade, je pense que comme moi, elle a trouvé avec son nouvel équipement ce qu’elle recherchait exactement pour son plaisir dans sa pratique de la photographie. Partie d’un appareil d’appoint (plusieurs amis sont entrés de cette manière dans ce système), elle a rapidement découvert le potentiel d’un matériel de qualité, léger (un autre argument de poids :)), non intrusif grâce de sa compacité, et le tout dans une gamme que Fujifilm fait évoluer très régulièrement. Enfin, et de manière plus personnelle, ce qui m’a plu dans la démarche de Muriel, c’est qu’elle a effectué ce changement sans à priori, confiante dans la qualité d’images qu’elle pourra obtenir avec un matériel différent, et il faut bien le reconnaître, très attachant. Bienvenue au club chère amie! :)

Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à les formuler dans la rubrique commentaires. Muriel aimant parler photo, je suis sûr qu’elle se fera aussi un plaisir d’y répondre.

Si vous souhaitez voir son travail plus en détail, vous pouvez le trouver sur son site ou sur sa page 500px